Tour de Belgique 2016

33e Tour de Belgique – 7e édition en régularité

The Legend returns

          Organisé de 1948 à 1974, le Tour de Belgique a toujours occupé une place à part dans l’univers du rallye belge.  Mis sur pied à une époque où une épreuve routière digne de ce nom était obligatoirement un marathon, l’épreuve a évolué au fil du temps dans son déroulement, sans jamais se départir de ce qui a toujours été ses lignes de force : endurance, régularité et vitesse.

            A l’origine, le Tour de Belgique était, comme toutes les épreuves routières, décrit comme une épreuve de régularité.  C’est ainsi que dans le règlement de la 13ème édition, en 1961, il est intitulé « épreuve internationale de régularité automobile ».

            L’évolution des épreuves sur route à la fin des années 60, faisant la part belle aux étapes dites « spéciales », étapes où les concurrents luttent afin de parcourir celles-ci le plus rapidement possible, va pousser l’organisateur de l’époque, le Royal Motor Union, à adopter un schéma original.  A l’instar du Tour de France automobile, il va introduire, en sus de la partie routière proprement dite, des courses sur les circuits nationaux que sont alors Chimay, Zolder, Mettet et Nivelles.

            Les dernières éditions originelles du Tour de Belgique n’abandonneront cependant jamais le caractère « marathon » de l’événement.  L’endurance en sera toujours la ligne directrice, en faisant parcourir aux équipages jusqu’à 2000 km en 48 heures sans réel repos, la régularité sera toujours présente, le parcours routier pénalisant réalisé durant les nuits de l’épreuve en atteste, et la dextérité des pilotes sera toujours mise en avant durant les étapes spéciales et les courses en circuit.
           

         L’année 1974 marquera cependant le chant du cygne d’un rallye qui n’a jamais voulu abandonner son identité et succomber à l’évolution ambiante : des épreuves routières plus courtes, le plus souvent réalisées sous forme de boucles à parcourir plusieurs fois, et dont les étapes spéciales sont quasi le seul facteur de classement.  L’apogée, le Tour de Belgique l’aura certainement connue en 1971, lorsque, épreuve du Championnat d’Europe des rallyes, Sandro Munari en prit le départ sur un Proto Abarth SP 2000.

            Pour l’anecdote, le RMU réorganisera, en 1993 et 1994, un Tour de Belgique, sous la forme d’un rallye de régularité pour véhicules d’époque, avec un succès évident.          

           Fort de cette histoire prestigieuse, DG Sport, société active dans l’organisation d’événements motorisés depuis de nombreuses années, décida de réorganiser, en 2012, cette épreuve de légende, sous la forme d’une épreuve de régularité pour véhicules historiques, mais en respectant les lignes de force de l’organisation originelle.  

         Ce 29ème Tour de Belgique a été salué unanimement : participants élogieux, journalistes conquis et public de connaisseurs omniprésent le long du parcours.  Fort de cette réussite, l’équipe de DG Sport reprendra, pour la 30ème édition, les mêmes principes : road-book réalisé entièrement en fléché métré, accessible aux débutants, accueil convivial lors des regroupements et hôtellerie de choix permettant aux équipages de rester vigilants pour chaque nouvelle étape.      

Poursuivant sur sa lancée en 2014, l’équipe organisatrice a entamé une rupture certaine en mettant sur pied une troisième édition qui était en fait la première intégralement pensée dans l’optique d’une épreuve de régularité pour voitures anciennes. Il n’a cependant pas été question de renier le passé et l’édition 2014 a respecté l’esprit des Tours de Belgique d’antan : parcours routier pénalisant, épreuves de régularité sur route et en circuit et endurance, de par le caractère marathon de l’épreuve.

            Principale nouveauté du Tour de Belgique 2014, l’avènement d’un Critérium, s’adressant aux Gentlemen-Drivers, par opposition aux Gentlemen-Racers, a permis à ces premiers de participer à l’événement en toute convivialité dans une épreuve à part entière, moins contraignante.

            L’évolution dans le mode du rallye historique étant permanente, DG Sport a voulu apporter, pour 2016, des changements radicaux à son épreuve avec un thème associé à chaque étape de l’événement.

            Le vendredi 18 novembre aura comme ligne directrice la navigation, celle du samedi les circuits et courses de côte alors que le dimanche se caractérisera principalement par la régularité.

            Enfin, l’évolution s’opérera aussi dans les catégories proposées aux participants.  Le Tour de Belgique Marathon qualifiera l’épreuve ouverte aux participants désireux de relever le défi de la navigation en plus des deux journées majeures qui composeront le menu du Tour de Belgique les samedi 19 et dimanche 20 novembre 2016.

            Tout sera donc mis en place pour conserver, au Tour de Belgique, sa place de plus grand rallye historique du Royaume.