Des invités comblés

Invités de marque grâce au concours Classic 21 et Touring, Benoit Musch et Benoit Poffe ont entamé leur périple sur une BMW 1602 Ti fraîchement affrétée pour eux.

Kinésithérapeute de formation, Benoit Musch débarque d’un monde qu’il ne connait pas même s’il a exercé sa profession au sein de plusieurs équipes en circuit. « On arrive un peu en étranger, rigole le lauréat du concours. Mais l’accueil est génial et la prise en main de la voiture est moins difficile que je l’imaginais. Ce qui est stressant, c’est justement ce jeu de régularité. Nous n’avons pas encore la main pour jongler avec les tables de chronos ou les différents pointages. On n’a pas encore tout compris, mais on apprend vite.» Leur chrono sur Zolder le prouve d’ailleurs ! 18e du général, parmi les spécialistes de la discipline, l’équipage explique ça à sa façon. « C’est la chance des débutants, lancent en coeur les deux acolytes. Ce passage à Zolder était vraiment formidable. Participer à ce Tour, c’est un moment magique.» Et ce bon temps, l’équipe compte bien le prolonger jusqu’à dimanche soir. En terminant 54e de cette première journée, les deux amis ont certes rétrogradé au classement, mais ils terminent cette journée avec un grand sourire. « Je suis étonné de voir le monde autour des spéciales, malgré le froid et la nuit, les gens ont bravé ces conditions. C’est là qu’on se rend compte que ce milieu passionne beaucoup de monde. On est plongé dans cette ambiance, c’est des images qu’on n’est pas prêt d’oublier.» Après une longue journée de concentration, l’équipage prenait la direction du Chateau des Termes de Chaudfontaine, quoi de mieux qu’une chambre confortable pour se détendre !  Une chance que les pilotes n’avaient pas, il y a 39 ans !

Le lendemain, ils ont sillonné notre plat pays en passant par Francorchamps, La Roche ou encore Jéhonville ou les attendait un bon repas sur le coup de midi. Une fois la croute cassée, il prenait enfin la direction de Dinant, plus exactement le Castel de Pont-à-Lesse où encore une fois, une chambre accueillante les attendait. Le lendemain, direction le circuit de Mettet, le dernier circuit de ce Tour de Belgique. « Les épreuves de régularité sur circuit sont vraiment des moments forts. Nous avons la chance de les découvrir et je dois avouer que même si le dernier tour était censé être un tour de décélération, c’est la mort dans l’âme que nous obéissions. Conduire cette voiture sur des tracés comme Francorchamps ou Zolder, c’est merveilleux. Même la piste de Kart de Mariembourg était très amusante. Si tout est une découverte pour nous, nous en savourons chaque instant.»

Mais Mettet n’était pas la seule attraction de cette journée. Dans les chemins de remembrements gorgés de boue de Remicourt ou Villers-le-Temple, certains concurrents ont eu du mal à rejoindre l’arrivée à Chaudfontaine. Heureusement, ce n’était pas le cas de nos deux amis. « Le bilan de ce Tour de Belgique est plus que positif, avoue le pilote. Ça a été trois jours intenses aussi bien pour moi que mon copilote. Mais au final, ça passe très vite, trop même ! Sur trois jours, on a appris énormément. Il faut le temps de trouver ses marques avec le road-book, le calcul des temps et plein d’autres choses. C’est vraiment une discipline plus éprouvante qu’on ne le croit, tellement ça demande de la concentration.  Mais je dois avouer que j’y ai pris goût, assez pour me donner envie de remettre le couvert. Ne reste qu’à voir si les autorités familiales seront de cet avis ! » En terminant 47e, l’équipage atteint de toute manière son objectif. Avec une voiture intacte à l’arrivée et des souvenirs inoubliables, l’équipage ne peut que regretter une chose. « Dommage qu’on ne peut pas repartir avec la voiture, conclura Benoit avec un grand sourire.»