Tour de Belgique 2013 : Holvoet émerge du brouillard

Pour sa deuxième édition sous la houlette de DG Sport, le Tour de Belgique Historique aura encore offert des images inoubliables à ses participants.

L’an dernier, 73 voitures avaient pris part à la course. Cette fois, elles étaient 84 à faire rugir leur moteur sur la grille de départ du circuit de Zolder ! Le tracé heusdenois avalé, les «ancêtres» ont ensuite pris la direction de Chaudfontaine où, comme l’an dernier, le départ officiel de l’épreuve était donné. La fête terminée, place aux choses sérieuses ! Dans la foulée, les concurrents ont affronté d’innombrables tests de régularité sur des routes parsemées de magnifiques paysages, d’embuches et évidemment, de «contrôles horaires». Dès la première journée, beaucoup d’équipages étaient tombés dans les pièges tendus par Robert Vandevorst et son équipe. Ce fut notamment le cas de Joseph Lambert, le double vainqueur du Montecarlo Historique ! Après une journée compliquée, Dominique Holvoet était ravi d’apprendre qu’il terminait cette première journée en tête ! Il méritait amplement sa nuit de repos à «L’hôtel de la Source», tout comme les autres concurrents.

Au volant d’une Toyota Celica GT de 1972, la paire Holvoet/ Van Overschelde devançait de quelques points la Renault 5 Alpine de Piraux / Monard. Un souffle derrière eux, l’Alfa Romeo Giulia Super de De Munck / Desmet complétait le podium. Avec des écarts infimes et encore de nombreux pièges, l’étape du samedi allait réserver son lot de surprises.

Les pilotes l’entamaient d’ailleurs par un passage attendu de tous. Plongé dans le brouillard, le circuit de Spa-Francorchamps aura ravi tous les équipages, Marc Duez et Damien Chaballe en particulier. Marc, l’habitué des courses de vitesse a retrouvé ses sensations sur le toboggan spadois et terminait deuxième de cette régularité par secteurs ! Une fois Spa terminé, les équipages se sont dirigés vers la Gaume avant de remonter vers La Hulpe où une chambre paisible les attendait au «Dolce La Hulpe Brussels». Confortablement installés, ils ont pu constater que Dominique Holvoet était toujours en tête. Cependant, les deux équipages de tête étaient départagés au dixième de point ! Le premier allait se coucher avec 155,04 points tandis qu’Éric Piraux et sa compagne comptaient 155,36 points. Légèrement en retrait, le reste de la meute était mené par Bernard Jacquet sur une autre Toyota Celica GT.

Le lendemain, tous savaient que cette journée allait être déterminante. L’année dernière, des rebondissements avaient déjà chamboulé le classement à quelques kilomètres de la fin ! Et sur cette dernière étape qui reliait La Hulpe à Chaudfontaine, chacun avouait s’être fait piéger au moins une fois. Une fois l’arrivée franchie, tous se tournaient vers le centre de calcul pour connaître le résultat final. Après de longues équations et plusieurs rectifications, le classement sortait. Au final, Dominique Holvoet conservait sa place de leader. De la première à la dernière journée, il aura mené ce Tour de Belgique. « Je suis très heureux de remporter cette épreuve qui figure parmi les plus belles de Belgique, avoue Dominique Holvoet.  Le parcours était fantastique et la victoire s’est jouée sur des détails. La cerise sur le gâteau, c’est le doublé Toyota Celica avec la deuxième place de Bernard Jacquet.» De son côté, le copilote, à qui le mérite revient beaucoup dans ce genre d’épreuve, ne cache pas son plaisir. « Je pense que tous les meilleurs copilotes de Belgique étaient présents sur cette épreuve, explique Bjorn Van Overschelde. On est resté concentré du premier au dernier kilomètre et ça a payé. Je suis fier de m’imposer devant de tels noms ! On ne pouvait pas finir l’année sur une meilleure note.»

Comme expliqué par Dominique Holvoet, Albert Jacquet et Yannick Albert terminent deuxièmes. Troisième, la paire Lux/Noelanders complète le podium.
Pour la suite des classements. Rendez-vous sur notre site internet et notre page Facebook. Merci de nous avoir suivis et, en ce qui concerne les retards de classements, la pierre est à jeter à l’électronique. Celle-ci ayant parfois fait défaut, le centre de chronométrage a dû tout récupérer manuellement. C’est un travail de l’ombre qu’il ne faut pas manquer de souligner.

Sur ce, rendez-vous l’année prochaine ! On espère vous voir aussi nombreux que cette année !