Etienne Baugnée : « Oui, nous pouvons jouer la gagne ! »

A un mois du départ officiel du Tour de Belgique Historique, les spécialistes de la régularité fourbissent leurs armes… et ne cachent plus leurs ambitions.

Et si certains pratiquent la discipline depuis de longues années déjà, d’autres y sont venus sur le tard, mais entendent d’emblée placer la barre très haut !

Après une longue et belle carrière en circuit, couronnée par la bagatelle de huit victoires aux 24 Heures 2CV, le Liégeois Etienne Baugnée est de ceux-là. Accompagné de Benoît Remion, il multiplie les performances de choix au volant d’une MG B superbement préparée. « J’avoue beaucoup me plaire dans ces rallyes de régularité pour voitures historiques, explique Etienne. Et puis, le Tour de Belgique, c’est une épreuve mythique qui nous parle à mon équipier et moi-même. L’un de ses atouts majeurs, ce sont ces épreuves sur circuit qui me conviennent très bien ! Le pilote peut aussi y faire la différence, ce qui pimente davantage encore les débats… »

Dans l’esprit de DG Sport, ce Tour de Belgique est avant tout un marathon, véritable épreuve d’endurance où les plus résistants font souvent la différence. « Ce qui n’est vraiment pas pour me déplaire, poursuite Baugnée. Mon équipier et moi apprécions passer de longues heures dans l’auto, surtout quand on sait que c’est au moment où la fatigue se fait sentir que certains commettent des erreurs. Pour nous, plus c’est long, mieux c’est… »

Ce qui nous amène aux prétentions du duo Baugnée-Remion face à des équipages autrement plus capés dans la discipline… « Nous ne possédons pas une Porsche 911, mais comme le règlement précise que les voitures doivent être antérieures à 1975, cela nivelle quelque peu les performances, analyse le pilote de la MG B rouge. Alors oui, nous sommes candidats à un résultat de choix, et pourquoi pas la victoire ? Certes, lors d’une épreuve de ce type, il faut composer avec les impondérables, mais nous y croyons. C’est en tout cas avec l’ambition de nous battre devant qu’on prendra le départ depuis Mettet. Et on se réjouit d’y être ! »