Piraux-Monard ont enfin eu le dernier mot !

Une fois encore, c’est à une grande épreuve de régularité pour voitures historiques à laquelle on a assisté ces vendredi, samedi et dimanche !

Placé sous la houlette de DG Sport, le Tour de Belgique Historique 2014 a été marqué par une personnalisation plus marquée, avec notamment un départ depuis Mettet et une arrivée à Spa, mais aussi par une impressionnante série de faits de course et autres rebondissements.

Et si la liste des favoris était très longue vendredi en début d’après-midi, lorsque les voitures montaient en piste sur le circuit Jules Tacheny de Mettet pour un premier test de régularité par secteurs, les surprises de taille n’ont pas tardé. Après un premier passage sur la Place d’Armes de Dinant, Dominique Holvoet et Bjorn Vanoverschelde (Toyota Celica GT), les vainqueurs de l’an dernier, étaient en effet victimes d’une sortie de route qui provoquait d’irrémédiables ennuis de direction signifiant leur abandon ! Le samedi, c’est José Lareppe et Filip Deplancke (Opel Kadett GT/E),  leaders de l’épreuve, qui s’immobilisaient en cours de soirée, victimes d’un bris d’amortisseur. Quant à Johnny Delhez et Eddy Gully (Ford Escort RS2000 MK1), ils souffraient du côté de l’embrayage, ce qui les obligeait à effectuer une réparation coûteuse en temps, avant de repartir pour l’honneur.

Dans ces conditions, on lorgnait vers l’autre Toyota Celica GT, celle de Bernard Jacquet et Yannick Albert, 2èmes l’an dernier, pour assurer le nouveau succès d’un coupé nippon. C’était néanmoins sans compter sur la Renault 5 Alpine d’un Eric Piraux superbement copiloté par Catherine Monard, qui se hissait au sommet de la hiérarchie… pour ne plus quitter cette position privilégiée et l’emporter avec une quarantaine de points de bon… « On aurait déjà pu l’emporter en 2012 et 2013, mais cette fois, aucun grain de sable n’est venu perturber notre course, explique Eric Piraux. Avec Catherine, on n’a pas commis d’erreur majeure, ce qui nous a permis de l’emporter devant Bernard et Yannick, qui sont des amis, membres du Blunik Racing eux aussi. C’était donc notre tour, et cela nous comble de joie ! » Quant à ceux qui pourraient prétendre que le co-pilotage en Régul’ est avant tout une affaire d’hommes, ils en sont pour leurs frais…

Derrière la R5 Alpine ‘look Ragnotti’ et la Toyota Celica GT, on trouve… les mêmes troisièmes que l’an dernier, à savoir Willy Lux et Yves Noelanders ! Et pourtant, samedi, leur Lancia Fulvia HF a sérieusement souffert au niveau de l’échappement, en perdant même plusieurs sections. Les jokers permettant d’effacer les moins bons résultats du week-end ont permis au très efficace duo de coiffer d’autres favoris sur le fil dans la quête du bronze, et notamment Yves Deflandre et Joseph Lambert (Porsche 911, les meilleurs lors du RT sur le circuit de Spa-Francorchamps), Dirk Van Rompuy et Jens Vanoverschelde (MG B GT V8, les plus réguliers à Mettet), mais aussi Daniel Reuter et Christian Bernard, engagés sur une Porsche 924 en raison d’ennuis de boîte sur l’habituelle Porsche 914/6. Régulièrement cités parmi les favoris, Raymond Horgnies et Christophe Hayez (Porsche 911) ont dû se contenter de la 7ème place, le top 10 final étant complété par Claude Ninane et Christophe Simon (Opel Kadett GT/E), Pascal Gonin et Claudy Content (BMW 2002 Tii), ainsi que Paul Henry et Eric Damseaux (Porsche 911).

De ce Tour de Belgique Historique 2014, on retiendra encore la démonstration de José Lareppe dans le déjà légendaire RT des Dolimars, près de Bohan, un secteur tout simplement impossible à réaliser à 50 km/h, au cours duquel l’Opel Kadett GT/E s’est distinguée par une succession de passages en force, en plus du meilleur temps !

De son côté, ‘Chavan’ a tiré sa révérence en exploitant au mieux une Volvo 142 remplaçant sur le tard la Porsche 911 initialement prévue. En compagnie d’Alexandre Peeters, le gaillard a assuré le show… avant de voir une des roues de la berline suédoise reprendre sa liberté. Chapeau bas, l’artiste !

Dans les Classes, les succès sont tombés dans l’escarcelle de Piraux-Monard (Cl.2), Deflandre-Lambert (Cl.5), Reuter-Bernard (Cl.3), Paul-Damseaux (Cl.4) et Halleux-Veys (Mini Cooper Innocenti, Cl.1).

Doublé des Opel en Critérium

Rassemblant une vingtaine de concurrents ayant décidé de privilégier un parcours expurgé de ses parties sur terre, de l’étape du vendredi soir, mais aussi caractérisé par des temps de repos plus longs, le Critérium a répondu aux attentes, d’autant que la victoire s’est jouée pour une poignée de points, à coups de jokers ! Deux Opel ont émergé, et c’est finalement le duo composé (sur le tard) de Michel Decremer et Patrick Lienne (Ascona) qui a eu le dernier mot, prenant le meilleur sur Georges Tomsen et Stéphane Deting (Kadett GT/E). « Autant l’avouer, je n’avais pas prévu de participer au Tour de Belgique en Critérium, explique Patrick Lienne. J’étais initialement engagé avec David Dahm, mais sa monture n’était pas prête. Je me suis mis sur le marché à quelques jours du départ, et Michel Decremer a décidé de me faire confiance. Résultat : on a gagné ! Top… »

Alors que Christian Crucifix et Isabelle Dogné (Porsche 911) semblaient être en mesure de compléter le podium final, l’allemande s’immobilisait en vue de l’arrivée, ce qui permettait à Georges et Jean-François Neuville de briller avec leur Volkswagen Golf GTi de la première génération ! Ils ont devancé l’originale Lancia Beta Monte-Carlo de Jean Lemaitre et Patrice Simon, et la très belle MG A de Rolf et Wouter Verlinden. A signaler la prestation remarquée de la Ferrari 308 GTB de Michel Thiry et Louis Petitjean, qui se retirait néanmoins au terme de la journée du samedi, le pilote-propriétaire de l’auto estimant que son bolide au cheval cabré avait assez encaissé.

Dans les classes, victoires pour Decremer-Lienne (Opel Ascona, Cl.3), Neuville-Neuville (VW Golf, Cl .2), Planchon-Beyers (Porsche 911, Cl.5), Staar-Staar (Alfa Romeo Giulietta, Cl.1), mais aussi De Cecco-Lucas (Audi Coupé, Cl.4).   

Tour de Belgique Historique / Classement final

1 Piraux-Monard (Renault 5 Alpine, 1er Cl.2), 333,03 pts  2. Jacquet-Albert (Toyota Celica GT), 373,12 pts  3. Lux-Noelanders (Lancia Fulvia HF), 466,92 pts  4. Deflandre-Lambert (Porsche 911, 1er Cl.5), 533,97 pts  5. Van Rompuy-Vanoverschelde (MG B GT V8), 536,15 pts  6. Reuter-Bernard (Porsche 924, 1er Cl.3), 548,40 pts  7. Horgnies-Hayez (Porsche 911), 562,85 pts  8. Ninane-Simon (Opel Kadett GT/E), 571,13 pts  9. Gonin-Content (BMW 2002 Tii), 650,08 pts  10. Henry-Damseaux (Porsche 911, 1er Cl.4), 702,51 pts  11. Musty-Dupan (BMW 2002 Tii), 702,56 pts  12. Aerts-Chapa (BMW 2002 Tii Touring), 758,86 pts  13. Guilmain-Guilmain (Porsche 911 Targa), 765,02 pts  14. Hermans-Demortier (Alfa Romeo GT Junior), 929,11 pts  15. Baugnée-Remion (MG B), 1044,70 pts … 22. Halleux-Veys (Mini Cooper Innocenti, 1er Cl.1), 1738,70 pts, etc. (57 classés)

Critérium / Classement final

1 Decremer-Lienne (Opel Ascona, 1er Cl.3), 364,02 pts  2. Tomsen-Deting (Opel Kadett GT/E), 386,80 pts  3. Neuville-Neuville (VW Golf GTi, 1er Cl.2), 1283,02 pts  4. Lemaitre-Simon (Lancia Beta Monte-Carlo), 1647,16 pts  5. Verlinden-Verlinden (MG A), 1879,40 pts  6. Planchon-Beyers (Porsche 911, 1er Cl.5), 1919,13 pts  7. Beekens-Beekens (MG A), 2192,84 pts  8. Staar-Staar (Alfa Romeo Giulietta, 1er Cl.1), 2259,68 pts  9. De Cecco-Lucas (Audi Coupé, 1er Cl.4), 2451,90 pts  10. Van Dooren-Moortgat (Porsche 911 R), 2555,60 pts, etc. (20 classés)