Suspense garanti !

Après un – trop – long break entamé au lendemain d’une édition 1974 remportée par « Didi »-Lopes (Fiat 124 Abarth), le Tour de Belgique a vécu une véritable renaissance en 2012 grâce à DG Sport.

Désormais réservée aux voitures historiques (avant 1975) et privilégiant la régularité, l’épreuve a gardé les caractéristiques qui lui avaient valu d’être inscrite à de multiples reprises au calendrier du championnat européen. Routes sinueuses et grasses (quelle que soit la météo…), feuilles mortes, changements d’adhérence, visibilité réduite : la panoplie des difficultés est complète et respecter les délais impartis prend souvent l’allure d’une gageure pour les équipages, même les plus expérimentés. L’édition 2015 s’inscrit dans cette tradition et bien malin qui peut avancer un pronostic solide tant l’épreuve s’annonce indécise jusque dans les derniers kilomètres.

N’en déplaise aux superstitieux, le départ sera donné ce vendredi 13 novembre à Mettet en fin d’après-midi. Au terme de cette « mise en bouche », les concurrents se retrouveront au Castel de Pont-à-Lesse. Le lendemain, ils rejoindront Houffalize via Mariembourg, Jehonville, Gedinne et Rochehaut. L’ultime journée les verra sillonner les routes des Cantons de l’Est avant de se retrouver à Spa-Francorchamps. Ils se laisseront ensuite « glisser » vers l’arrivée jugée au Parc de Sept Heures à Spa dès 16h00 ; attention toutefois, cette ultime étape n’aura rien d’une promenade de santé…

En tout, 25 Regularity Tests (RT) totalisant 463,25 km attendent les participants au Tour de Belgique. Commençant le samedi matin, le Critérium se disputera sur 14 RT soit 276,21 km.

Les RT disputés à Mettet, Mariembourg, Gedinne, Jehonville, Spa-Francorchamps seront en fait des… RTC, soit des Regularity Tests Circuit. Sur les trois pistes permanentes, il s’agira de RT par secteurs où le temps réalisé dans le premier secteur devra être « dupliqué » sur tous les autres secteurs ; en revanche, les RT de Gedinne et Jehonville, disputés sur des routes traditionnelles, suivront les règles classiques. Les résultats enregistrés dans ces cinq épreuves permettront d’établir la hiérarchie dans le Trophée des Circuits, une innovation dont DG Sport attend énormément ; n‘oublions pas que le Tour de Belgique d’antan prévoyait déjà plusieurs étapes sur piste.

On retrouve le gotha de la régularité historique parmi les engagés. Couronnés il y a douze mois, Eric Piraux-Catherine Monard (Renault 5 Alpine) sont candidats à leur propre succession. Mais pour triompher, ils devront prendre la mesure de – très – nombreuses « pointures » de la discipline. Dans le désordre, citons Yves Deflandre-Joseph Lambert (Porsche 911, vainqueurs en 2012), Dominique Holvoet-Björn Vanoverschelde (Toyota Celica GT, lauréats en 2013), José Lareppe-Adrien Felot (Opel Kadett), Jean-François Devillers-Eric Chapa (Porsche 911), Dirk Van Rompuy-Jens Vanoverschelde (MG B GT V8), Johnny Delhez-Yves Noelanders (Ford Escort 2000 RS), Bernard Jacquet-Yannick Albert (Toyota Celica GT), Daniel Reuter-Christian Bernard (Porsche 924), Jacques Fievez-André Lys (Porsche 911), Damien Chaballe-Freddy Moors (Volvo Amazon) et consorts.

Dans le Critérium, Michel Decremer-Patrick Lienne (Opel Ascona, vainqueurs en 2014) croiseront le fer avec Michel Closjans-Renaud Herman (Porsche 356 Pré-A), Claude Verhelle-Yves Thirionnet (Ford Escort 2000 RS) et une quinzaine d’autres équipages bien décidés à tirer leur épingle du jeu.

Le décor est posé, les acteurs sont connus, reste à écrire le scénario  de ce quatrième Tour de Belgique Historique made by DG Sport. Les amateurs de suspense se frottent les mains !